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Mardi 8 octobre au matin Mains d’œuvres, association culturelle implantée à Saint-Ouen depuis plus de 20 ans a été expulsée de ses locaux.

A leur arrivée ils ont trouvé porte close et les lieux gardés par des dizaines de CRS.

Pépinière d’artistes avec 250 résidents dans ses locaux, école de musique alternative pour 300 jeunes Audoniens, l’expulsion de Mains d’œuvres est une véritable atteinte à la culture.

Très vite la mobilisation s’est organisée, montrant le rayonnement de ce lieu de création artistique en Seine-Saint-Denis et au-delà.

Des centaines de personnes étaient présentes le jour même pour exiger la réouverture de Mains d’œuvres et les soutiens de personnalités se multiplient (Fabien Gay, sénateur, Meriem Derkaoui Vice-Présidente à la culture au conseil départemental, Danièle Premel, Vice-Présidente de la métropole du Grand Paris en charge de la culture, Eric Coquerel, député…).

Si vous souhaitez soutenir n’hésitez pas à signer la pétition en ligne ICI

Quelques un des mots de soutien ci-dessous :

Communiqué du groupe Avenir Saint-Ouen

A Saint-Ouen le maire UDI s’acharne contre la culture et fait expulser Mains d’Œuvres

Ce mardi 8 octobre, quelques heures à peine après l’explosion de sa majorité municipale avec la démission de plus de 6 élus de leurs mandats, William Delannoy, Maire UDI de Saint-Ouen persiste et signe.

Ce matin, sans que la direction de Mains d’œuvres n’en ait été informée au préalable, l’expulsion de ce lieu culturel de plus de 4 000 mètres carrés est lancée sur ordre du Préfet qui se fait le bras armé de la Mairie.

Le prétexte choisi par William Delannoy, la construction d’un conservatoire qui ne pourrait se faire qu’à cet endroit, malgré les nombreux.ses constructions immobilières qui fleurissent sur notre ville, montrant bien que du foncier est disponible.

Pour notre part, nous nous refusons à opposer entre eux des lieux culturels et artistiques.

Alors que chaque année des parents patientent pendant plusieurs heures dans la file d’attente pour inscrire leurs enfants à des cours de musique ou de danse, on ne peut pas raisonnablement croire que les besoins des familles sur notre ville ne justifient pas la présence de Mains d’œuvres et d’un conservatoire rénové.

Après l’expulsion des jardins de guinot, la fermeture de la grande salle de la bourse du travail, William Delannoy s’entête dans sa volonté de fermer les lieux de vie, les lieux qui participent à créer du lien social sur notre ville.

Nous refusons de laisser Delannoy réaliser son rêve de faire de Saint-Ouen une ville dortoir dominée par les promoteurs et la BNP.

Jusqu’à la fin du mandat nous serons aux côtés des Audonien.nes pour se mobiliser contre ces coups bas et proposerons un autre avenir pour Saint-Ouen en 2020.

Denis Vemclefs, Samira Kateb, Emilie Leroq (PCF), François Giunta (PCF)

Communiqué de presse de Nicolas Bonnet Oulaldj et Danièle Premel

Communiqué de presse – 8 octobre 2019

Sauvons  « Mains D’œuvres » !

Nous dénonçons fermement la procédure d’expulsion de ses locaux de l’association « Mains D’œuvres » initiée par la Mairie de Saint-Ouen, s’appuyant sur le jugement du TGI de Bobigny en date du 2 juillet 2019.

L’association compte près de 77 salarié-es, 15 services civiques, plus de 200 artistes, 350 élèves de l’école de musique ainsi que des professeurs. Tous ces acteurs sont mobilisés pour la sauvegarde de ce réseau culturel de grande qualité. La culture doit être ancrée dans le mouvement de l’Éducation populaire et permettre aux publics les plus éloignés de la culture de pouvoir y avoir avoir accès et se l’approprier. C’est tout le sens du travail et de l’engagement de « Mains D’œuvres ».

L’argument d’un projet de conservatoire en lieu et place de l’association est fallacieux. Nous nous refusons à voir s’opposer deux projets culturels en mesures de trouver leur place à Saint-Ouen.

Nous regrettons profondément que le Maire de Saint-Ouen n’ait pas attendu le jugement d’appel, ni laissé de délai d’exécution permettant à « Mains d’œuvres » de trouver des solutions.

Nicolas Bonnet Oulaldj, président du groupe PCF-FG au Conseil de Paris

Danièle Premel, Vice-Présidente de la Métropole du Grand Paris en charge de la Culture, Conseillère de Paris

Communiqué de presse du groupe Front de Gauche à la Région Ile-de-France

A Saint-Ouen, la culture en danger ! Valérie Pécresse doit réagir immédiatement.

Paris, le 8 octobre 2019
MAINS D’ŒUVRES, lieu artistique et culturel hors norme basé à Saint-Ouen, est l’un des tout premier à avoir investi des territoires industriels en friche hors des sentiers battus parisiens.

Aujourd’hui, MAINS D’ŒUVRES est en danger.

Après des années de menace, ce lieu fait l’objet d’une expulsion demandée par le maire UDI de Saint-Ouen, William Delannoy. Les décisions de ce dernier se suivent et contredisent les grands discours sur la culture de Madame Pécresse qui a pourtant choisi d’y installer le siège du Conseil régional d’Île-de-France. Elle qui, depuis 4 ans, clame haut et fort vouloir défendre et renforcer la culture hors de Paris, voilà qu’elle laisse ce lieu reconnu de toutes et tous, fermer sans protester.

Avec cette décision, ce sont des centaines d’artistes en résidence soutenus par les collectivités locales et l’État, des dizaines de salarié·e·s, des milliers habitant·e·s, d’usager·ère·s quotidiens qui se retrouvent dehors. Mais c’est surtout une certaine idée de faire société, de créer du commun qui est ici mise à mal.

MAINS D’ŒUVRES doit rester ouvert.

Le rôle des pouvoirs publics est de soutenir les lieux de création artistique et culturelle d’autant plus quand leur ouverture aux publics est si grande. La ville de Saint-Ouen dispose de suffisamment de foncier pour que le conservatoire de musique, que le maire voudrait installer dans les locaux de Mains d’œuvres, voit le jour ailleurs.

Il ne s’agit pas d’opposer les services publics et les lieux de culture entre eux, mais de respecter les projets qu’ils développent de manière complémentaire.

Comme en 2017, Valérie Pécresse doit prendre position pour le maintien de MAINS D’ŒUVRES dans son lieu historique et rappeler à son allié politique l’enjeu de soutenir de tels lieux sur son territoire.

Meriem Derkaoui Maire d’Aubervilliers, Vice-Présidente du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis en charge de la culture

« Tout mon soutien à la mobilisation de l’équipe de Mains d’Oeuvres, lieu de création et de diffusion soutenu par le Département qui a été expulsé ce matin de ses locaux à Saint-Ouen.

Cette décision est un nouveau coup dur pour les scènes de musiques actuelles menacées en Ile-de-France pour les salariés qui y travaillent, les artistes en résidence et les habitant.e.s qui aiment se retrouver dans ce lieu pour y partager des projets artistiques pour toutes et tous »

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