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Seule institution élue de l’UE, le Parlement européen semble souvent bien éloigné des préoccupations des citoyens, a fortiori pour ceux et celles, qui ont une vision très critique de la construction européenne actuelle. De là à se poser la question de l’intérêt d’avoir des élus à ce niveau, il n’y
a qu’un pas, trop vite franchi parfois au regard du fort taux d’abstention.

Les prérogatives du Parlement européen, sont pourtant bien réelles.
En particulier en matière d’élaboration et d’adoption – ou de rejet –
des « directives » ou des « règlements » européens. Rappelons, en effet, que la plupart de ces « lois » européennes auxquelles nous nous heurtons si souvent dans la vie quotidienne n’existent que parce qu’une majorité de parlementaires européens les a adoptées avec ce contenu ! Sans un accord – à la virgule près – entre le Parlement européen et le « Conseil» (les représentants des gouvernements), ce type de directive ne s’appliquerait tout simplement pas !


1 – Être les porte-paroles du mouvement social et de la gauche de transformation sociale au sein des institutions

En effet, nos élus, par leur travail au sein du groupe GUENGL,
portent une autre voix au sein des institutions : une voix profondément anti-austéritaire. Rappelons que la GUENGL est le seul groupe à avoir constamment voté contre les plans d’austérités et la casse des services publics et que nos élu-e-s sont au coeur de ces batailles.

2 – Construire l’alternative au niveau européen

Notre présence est indispensable à la consolidation de nos liens au niveau européen avec les différents partis politiques et à l’organisation d’un groupe parlementaire fort et clair sur ses ambitions progressistes. C’est pour nous un moyen de construire une alternative crédible au niveau européen et un moyen de développer des convergences entre les organisations politiques permettant de peser dans le rapport de forces.

3 – Pousser les contradictions

Nous le savons, les solutions prônées par les tenants du système néolibéral s’exprimant au Parlement par l’alliance des « grands groupes » (Libéraux, Droite et Sociaux-démocrates), sont non seulement dangereuses pour les populations mais ne permettent pas de répondre aux objectifs qu’ils ont eux-mêmes énoncés.
Le dogme libéral du libre-échange et de la concurrence à tout-va est un échec en termes de sortie de crise d’une part, de poids de l’UE sur la scène Internationale d’autre part, et de débouchés en matière d’emplois, de consommation ou de respect des normes internationales (comme pour l’accueil des migrants) sans parler des défis en termes environnementaux…
Nos élu-e-s sont là pour dénoncer ces politiques et pointer du doigt les contradictions d’un système qui peine de plus en plus à se survivre.
Par exemple, dans la dernière période, les questions d’évasion
et d’optimisation fiscale, où la Commission, tout en soulevant ces questions face aux divers scandales type Panama Papers (on estime à 1 000 milliards d’euros les pertes pour les États de l’UE), est incapable de faire respecter les règles dont elle s’est elle même dotée (car il faudrait pour cela sortir de l’institutionnalisation de la concurrence fiscale entre Etats qui est en grande partie due à l’action de la Commission elle-même).

4 – Permettre la diffusion de l’information

Nos élu-e-s sont de véritables lanceurs d’alertes sur des politiques
qui, bien que semblant éloignées de nos préoccupations, touchent
tous les jours notre vie quotidienne. Face à des institutions souvent
volontairement opaques tout particulièrement au niveau de la Commission
ou du Conseil représentant les Etats Membres, il faut faire
connaître les mauvais coups qui se préparent afin de d’organiser la
mobilisation.
À cette fin, nos élu-e-s sont d’une part constamment en contact
avec les associations, les syndicats… afin de les prévenir et travailler
avec eux sur les dossiers en cours au sein de l’UE.

Ils nous permettent également de décrypter le projet européen actuel
que ce soit en termes de libre échange (c’est le cas du travail
de Patrick Le Hyaric sur le TAFTA et le CETA par exemple), sur les
questions de droits de l’Homme ou de migrations (voir le travail
de Marie-Christine Vergiat) ou sur la question des services publics
(voir le travail de Marie-Pierre Vieu).

Pour aller plus loin : consulter le bilan de mandat des élu.es PCF au Parlement européen

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