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Dans plusieurs villes du département des enseignants et leurs élèves se mobilisent pour le respect de leur dignité, suite à l’assassinat récent de l’un des leurs, et pour exiger des mesures concrètes qui permettent de concilier, autant que possible, protection sanitaire et enseignement de qualité.

De nombreux jeunes lycéennes en île de France se sont vu matraqués et interpellés par la police pour avoir simplement exprimés ces revendications. Il est admissible que des jeunes puissent être traités de la sorte pour avoir exigé des conditions décentes d’apprentissage. La répression ne peut pas s’ajouter aux inégalités flagrantes qui touchent les jeunes de notre département.

Le président et ses ministres se succèdent sur les antennes pour rendre publiques les mesures qu’ils décident seuls, au mépris des enseignantes et enseignants, des parents d’élèves comme des élèves eux même. Disons le clairement, dans de nombreux établissement de notre département, la mise en place du protocole sanitaire est matériellement impossible faute d’effectifs suffisant. Ainsi, on a permis la continuité des cours dans les lycées et collèges, mais sans prendre partout les mesures qui permettraient la distanciation physique indispensable à la sécurité sanitaire de tous. Cette situation de pénurie choisie et assumé par le ministre M. Blanquer est flagrante lors des regroupements d’élèves et des personnels dans les lieux de cantine scolaire.

Face à cette situation, le PCF, qui s’oppose depuis des années à l’assèchement de l’enseignement public, réclame depuis le mois d’avril 2020 la mise en place d’un plan d’urgence dans l’Éducation nationale avec des recrutements massifs pour pouvoir dédoubler les classes, augmenter le nombre d’adultes, et remettre en place une vraie médecine scolaire. Il convient également d’aménager les programmes scolaires pour ne pas créer davantage d’inégalités. Ces avancées doivent se faire en lien avec les enseignants, les élèves et les parents d’élèves.Force est de constater que la réalité rattrape et met en lumière l’aveuglement idéologique du gouvernement et du ministre de l’Éducation nationale. Les files d’attentes de près d’une heure pour manger le midi, provoquent des tensions et des brassages d’élèves incompatibles avec la situation sanitaire dans les établissement.

Face à cette situation les lycéens et les enseignants se mobilisent et les communistes de Saint-Ouen soutiennent ces mouvement juste et responsable. C’est en effet le seul moyen qui existe pour ne pas subir la contamination de centaines de jeunes, personnels et enseignants, à cause de l’irresponsabilité du pouvoir.

Le temps est venu d’engager des décisions qui construise un « Monde d’Après » qui renoue enfin avec le principe d’EGALITE et garantisse avec la réussite de tous. Dans cette perspective nous seront présents au côté des enseignants et du personnel éducatif le 10 novembre.

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